Sòl

Sòl

et
2020 | 8 min

Roselène contemple. Mary médite. En toile de fond, il y a les longues heures, la pandémie, le travail de soins périlleux et exigeant. À travers une succession rythmée d’images d’archives et contemporaines, cet essai rappelle et confond le milieu institutionnel et le moment de recueil. Suggérant la continuité historique de la violence des politiques de travail et leurs répercussions sur les femmes noires, Sòl évoque une prière prononcée en plein quart de nuit, une méditation.

Ce film fait partie de la collection La courbe : des histoires de distanciation sociale qui nous rapprochent. Cliquez ici pour en voir plus.

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Générique
  • réalisation
    Valérie Bah
    Tatiana Zinga Botao
  • scénario
    Valérie Bah
    Tatiana Zinga Botao
  • participation
    Roselène Clément
    Mary Bercy
  • producteur
    Pierre-Mathieu Fortin
  • direction photo
    Valérie Bah
  • montage
    Myriam Magassouba
  • conception sonore
    Ilyaa Ghafouri
  • prise de son
    Arya Afshar Mohajer
  • directeur de production
    Yousra Benziane
  • chauffeur
    Masha Nazina
  • soutien technique au montage image
    Pierre Dupont
    Marie-Josée Gourde
    Patrick Trahan
  • conception du générique
    Daphnée Brisson-Cardin
  • infographie
    Alain Ostiguy
    Cynthia Ouellet
  • montage en ligne
    Yannick Carrier
  • bruitage
    Nicolas Gagnon
  • enregistrement du bruitage
    Geoffrey Mitchell
  • mixage
    Isabelle Lussier
  • musique
    Elena Stoodley
  • administrateur
    Sia Koukoulas
  • coordonnateur principal de production
    Joëlle Lapointe
  • coordonnateur de production
    Alexandra Bourque
    Chinda Phommarinh
  • coordonnateur de studio
    Gabrielle Dupont
  • coordonnateur technique
    Daniel Claveau
  • producteur délégué
    Mélanie Lasnier
  • producteur exécutif
    Nathalie Cloutier

  • Resulie

    Merci d'avoir fait ce film. Je l'ai regardé trois fois, à différents moments, en même temps que je lisais La Pensée blanche de Lilian Thuram. Au premier visionnement, je me disais que Roselène était un peu dure quand même, après tout, cette religieuse était malade, vieille... Retour au livre. D'où je parle ? Pourquoi je la trouve dure cette préposée ? Qu'est-ce qu'elles vivent les préposées noires au CHSLD où je suis proche-aidante ? La situation a-t-elle changé depuis 20 ans, quand ma mère lançait des propos racistes à la préposée et que je disais : Ah maman, franchement, tout en l'excusant mentalement car elle était vieille et d'une autre génération ? Deuxième visionnement. Ça fait 400 ans qu'elles se font dire d'être plus compréhensives, que la vieille dame n'a plus sa tête, etc. Et si Roselène avait raison ? Retour au livre. Je réfléchis. Qui parle de cela aujourd'hui dans la crise que nous vivons ? «Cela» désignant les commentaires à saveur raciste exprimés aux aides-soignantes par des vieux, des vieilles qui souffrent d'Alzheimer (et libèrent, de là, des pensées auparavant contenues, inhibées). Troisième visionnement. Abandon dans la poésie du film, dans le rythme des propos que j'entends autrement. Un beau film qui m'a fait réfléchir. Merci. Suzanne Laurin

    Resulie, 26 Jan 2021